LE
BORDELAIS

Si
la grande diversité de vins de Bordeaux lui permet
de s'adapter à la plupart des mets, il est bien évident
qu'un Margaux ne se boira pas comme un Premières Côtes
de Bordeaux, chaque cru possédant son propre style.
D'une manière générale, tous les rouges
se marient parfaitement avec les viandes Agneau de Pauillac,
Boeuf, Veau, les Gibiers ou le Canard suivant ses goûts
certains Poissons, le Bordelais est un produit d’élégance
et d’exception.
Médoc et Haut Médoc Des vins riches et souples à la
fois, de belle couleur, parfumés, équilibrés,
de bonne garde. Ils se goûtent avec toutes les viandes
rouges dont la fameuse entrecôte bordelaise cuite sur les
sarments, et plus le millésime est ancien, parvenu à sa
maturité, avec des plats complexes, gibiers, civets ou
de l'agneau.
Margaux Prédominance à l'élégance et la structure.
un vin concentré dans sa jeunesse, au nez subtil, qui a besoin de temps
pour donner toute sa finesse. En dehors des viandes rouges, le gibier à plume.
Saint-Estèphe Puissant et concentré dans sa jeunesse,
un très grand vin typé qu'il faut aussi savoir
attendre, intense, à savourer avec une viande en sauce.
Pour les brochettes et l'entrecôte.
Graves En blancs, les vins allient finesse aromatique et persistance
en bouche, s'associent à un veau en sauce ou une alose.
Les rouges, bien typés, allient richesse et distinction
sur du veau rôti, de l'agneau ou un gigot à la ficelle.
Lalande de Pomerol Couleur, concentration aromatique et onctuosité en
bouche en font un vin qui se déguste avec la plupart des
viandes, un magret de canard braisé ou de l'agneau en
croûte.
Montagne Saint-émilion Bonne matière tannique,
rondeur et bouquet. Idéal sur de l'agneau au four, des
brochettes de canard ou un curry de mouton qui fait ressortir
le caractère épicé du vin. Sur un vieux
millésime à maturité, des mets plus riches
comme un canard farci, un curry et les civets. Filet et Côte
de boeuf
Saint-émilion Parfumé, corsé, un vin dense
et ferme, pour les viandes rôties et le gibier à plume.
Pomerol Ces vins riches, puissants en arômes comme en structure,
denses et veloutés en bouche "collent" avec
la plupart des gibiers (sanglier et chevreuil notamment) et les
truffes, dont on retrouve les arômes dans le vin. Broche
aux truffes fraîches.
Côtes de Bourg Colorés, Une assez bonne matière
tannique alliant charpente et rondeur en bouche,
les Côtes de Bourg se marient avec du veau (sans sauce),
de l'agneau, des magrets de canard et la plupart des gibiers à plume
pour les vins parvenus à maturité.
Premières Côtes de Bordeaux très bouquetés
et des rouges ronds, bouquetés et généreux à boire
sur des pigeonneaux, un lapin cuisiné, une dinde au four,Brochettes
et toutes les viandes rouges.
Fronsac - Des vins corsés et chaleureux, légèrement épicés
qui s'accordent parfaitement avec un Filet de Bœuf au poivre,
de l'agneau rôti, Magret de Canard ou une Brochette de
Viande
LA
BOURGOGNE

La
gastronomie de Bourgogne est sans conteste l'une des plus
riches du monde, et ce n'est pas un hasard si un bon nombre
des plus grands chefs de France sont installés ici,
tant les crus de toute la région "collent" parfaitement
avec ces recettes traditionnelles, celles de nos grands-mères,
qui nous sont chères. Les grands blancs se marient
remarquablement avec des viandes blanches à la crème.
Côte de Beaune Bouquet et souplesse en bouche en
font un rouge à boire sur un poulet rôti ou un jambon,
du rosbif froid et un Saint-Nectaire.
Mercurey Le rouge, ferme et fruité, d'excellente évolution,
se goûte avec des beignets d'aubergine, une perdrix au
chou ou un reblochon.
Pommard Solide et coloré, un grand Pommard se savoure
sur des mets subtils et puissants à la fois, comme une
palombe, une poule au pot, les viandes en sauce et le gibier.
Santenay Sa structure lui permet de se marier avec la plupart
des gibiers et les ragoûts (daube). Idéal dans sa
jeunesse avec une épaule d'agneau boulangère.
Vosne-Romanée Concentration aromatique et velouté en
bouche demandent une cuisine recherchée. Idéal
sur un pintadeau en sauce, un poulet sauté aux morilles
ou un râble de lièvre.
Chardonnay du Sauvignon, un blanc frais et fin, fruité,
qui s'accorde avec la friture, voire une noix de veau braisée.
Chablis Ampleur, suavité, vivacité et persistance
aromatique pour ces crus de Chablis, à déguster
sur des poissons de rivière, des langoustines flambées
ou une côte de porc charcutière.
LE
BEAUJOLAIS

Juliénas,
Brouilly et Saint-amour, il y a deux façons de déguster
les crus du Beaujolais. Dans leur jeunesse, en profitant
de leur couleur et de leur fruité avec des charcuteries,
des rillons, des fromages à pâte molle ou une
viande rouge grillée (les crus sont parfaits),
ou parvenant à maturité, notamment les crus
plus charpentés, c'est-à-dire avec un minimum
de deux à quatre années d'évolution.
LE
VAL DE LOIRE

Le
Val de Loire est le royaume des viandes blanches (veau, porc,
volaille), des fromages et des charcuteries (rillettes, grattons,
andouilles et andouillettes, boudins...) et les vins, très
fruités, s'accordent à ces spécialités.
Pouilly Fumé Sec, nerveux et fruité, le blanc se
goûte avec les fruits de mer, les rillettes, l'andouillette
au vin et les poissons. Le rosé s'adapte à toutes
les charcuteries, et le rouge à un canard ou à une
dinde aux marrons.
Saumur Champigny et Touraine, Des vins frais et fruités
idéal sur une côte de veau ou des rillons, et des
rouges que la plupart de nos dégustateurs apprécient
avec du mouton, un magret, voire un faisan pour un millésime
plus ancien. Goûtez aussi les Crémants, tout en
finesse.
LA
VALLÉE DU RHÔNE
Le
gibier, les truffes, les épices et les herbes sont
omniprésents dans la vallée du Rhône,
et il fallait bien ces vins rouges (et rosés) denses,
riches en matière, colorés et parfumés
pour leur tenir tête. La cuisine et les vins sont en
harmonie, chacun possédant sa propre authenticité.
Châteauneuf-du-Pape Des rouges riches et charpentés,
très parfumés, qui sentent la garrigue et les fruits
sur mûris, et s'apprécient sur le gibier (sanglier,
chevreuil, lièvre) ou avec les truffes.
Côtes-du-rhône et CDR-Villages Dans leur jeunesse,
les rouges vont parfaitement avec les viandes blanches ou les
volailles (pigeonneaux). Plus vieux, ils méritent un chou
farci, une daube et du gibier (perdrix). Les rosés "collent" aux
terrines et aux poissons grillés, et les blancs à une
escalope panée ou à un sandre au beurre blanc.
Gigondas Le vin est puissant au nez comme en bouche, ferme, d'excellente
garde et se marie aussi bien avec un gigot à la ficelle
ou une selle d'agneau qu'avec des mets plus riches comme une
daube ou le gibier.
L'ALSACE

L'Alsace
est l'exemple caractéristique des grandes régions
vinicoles et gastronomiques françaises où le
mariage des vins et des mets peut surprendre le plus. Bien
sûr, on connaît les spécialités
du pays, les choucroutes, les fromages, les charcuteries
ou le kouglof, et l'intensité aromatique des grands
crus, alliant finesse et richesse en bouche. On se doute
bien qu'un vin d'Alsace se déguste aussi avec des
crustacés ou des fruits de mer.
Gewurztraminer un apéritif idéal. Il est surtout
superbe avec un pâté en croûte ou une terrine
de foies blonds, ainsi que sur la typique tarte flambée.
En "vendanges tardives", il faut absolument le savourer
sur un foie gras d'Alsace, au naturel ou en brioche, et sur des
fromages forts comme le maroilles, le munster ou le roquefort,
s'il n'est pas trop salé.
Les vins peuvent se boire pratiquement tout au cours d'un repas.
Riesling, avec une sole meunière (l'Alsace est riche également
de poissons de rivière), avec des crustacés. Plus
original, le fameux "poulet au Riesling", une blanquette
de veau à l'ancienne, la choucroute.
LA
CHAMPAGNE

Pour le Champagne, s'il est bien sec, à l'apéritif
; au cours d'un repas ou en dessert (fruits et pâtisseries).
Les inconditionnels peuvent faire tout un repas au Champagne,
délaissant néanmoins les viandes rouges ou le gibier.
Un vin idéal avec des crustacés, ou s'il est plus
charpenté (1er cru de Prestige), sur un poisson en sauce
ou un feuilleté de turbot. Le Champagne s'apprécie
sur une viande blanche, ou sur un gâteau au chocolat (pas
trop sucré).
L'histoire
et la culture du Champagne
Jules
César contribua lors de la conquête romaine à développer
la culture du vin en champagne, c'était d'abord un
vin de qualité, fruité, ce n'était pas
encore un vin mousseux.
Au XVI ème siècle,
le champagne devint le vin des grands, des sacres, vin de
classe.
Au XVIIème siècle c'était le vin des gourmets.
A la fin de ce siècle on découvrit et mit en oeuvre
la propriété qu'il avait à faire de la mousse.
C'est en 1670 que DON PERIGNON, Moine à l'abbaye des Hautvillers à quelques
kilomètres d'Epernay mis en forme la fabrication du champagne.
C’est aussi Don Pérignon qui introduisit l'emploi
du Bouchon de liège.
Au XVIIIeme siècle c'est la gloire du Champagne.
D'où ces écrits de Mr Voltaire de ce vin Français
l'écume pétillante - De nos Français est
l'image brillante.
La
Fabrication du champagne
Le
pressurage
le pressurage du raisin donne un jus, appelé moût,
avec une règle importante : 4000 kgs de raisin donne 2600
litres.
La Fermentation
Le moût ainsi obtenu est débondé, puis soutiré dans
des tonneaux de 200 litres où s'établit la fermentation
qui dure quelques jours ou quelques semaines à une température
de 18 à 20°. Puis intervient un premier soutirage,
et au bout de deux à trois mois la fermentation s'arrête à cause
du froid (Noël), le froid précipite les impuretés, puis
on soutire le vin clair.
Le tirage et la fermentation secondaire
On met en bouteille le vin clair au printemps. Le sucre demeuré dans
le vin se transformera en alcool et en gaz carbonique, c'est
celui ci qui donne les jolies bulles.
Le Remuage
Les bouteilles placées goulot en bas, sont remuées
pour que le dépôt descende progressivement sur le
bouchon.
Le Dégorgement
Celui-ci a pour but de chasser de la bouteille le dépôt
rassemblé sur le bouchon.
Le Bouchage
Le bouchage est très important, il doit être hermétique.
L'habillage
Une fois mise en place le bouchon est revêtu d'une capsule. |